Usage
La vallée de la Loire, le fleuve et le proche littoral sont des territoires façonnés en grande partie par les usages.
De nombreux usages marquent et ont marqué de leur empreinte environnementale la Loire de la Maine à la mer. L’eau du fleuve est une ressource indispensable pour l’alimentation en eau potable, l’agriculture ou l’activité industrielle. La forme du lit du fleuve a été modelée au cours de deux siècles d’aménagement (XIXe – XXe s.), pour améliorer la navigation avec une augmentation des profondeurs d’eau et pour protéger le val des inondations. Aujourd’hui, des dragages d’entretien sont effectués uniquement en aval de Nantes et pour l’essentiel en aval de Paimbœuf. La pêche, la chasse au gibier d’eau sont aussi des pratiques ancestrales qui perdurent toujours.
L'eau de la Loire : une ressource indispensable à de nombreuses activités
L’industrie prélève beaucoup et consomme peu (la quasi-totalité de l’eau prélevée est rejetée). Pour l’agriculture et l’usage domestique (dont l’alimentation en eau potable), les prélèvements sont moindres, mais la consommation est importante, particulièrement en période sèche (irrigation, etc.). Les prélèvements dans la Loire sont doublement conditionnés par la disponibilité de la ressource et le sel :
- les principaux prélèvements industriels s’effectuent en aval de Nantes, où la quantité d’eau apportée par l’océan est considérable ;
- l’alimentation en eau potable n’est possible qu’en eau douce soit à l’amont de Nantes toute l’année ;
- l’agriculture utilise de l’eau douce toute l’année à l’amont de Nantes et seulement une partie de l’année en aval, avec une tolérance au sel jusqu’à 1 g/l dans les marais estuariens.
Le fleuve entretenu à l'aval de Nantes
Entre Saint-Nazaire et Nantes, en montée ou en descente, les navires empruntent le chenal de navigation toute l’année, à pleine mer. La passe des Brillantes constitue la principale contrainte au chenalage, elle n’est franchissable qu’à pleine mer locale. Passé Donges, les navires doivent remonter jusqu’à Nantes pour faire demi-tour (zone d’évitage). Afin de garantir un accès aux installations portuaires pour les navires de marchandises, le Port procède à l’entretien du chenal de navigation et des souilles (emplacements à quai) des terminaux, par dragage en aval de Nantes.
Une navigation adaptée à l'amont de Nantes
Entre Bouchemaine et Nantes, pour sécuriser la navigation (de plaisance essentiellement), Voies Navigables de France balise le chenal et indique la profondeur d’eau lorsqu’elle est inferieure a 1,80 mètre. En effet, la navigation est limitée par les profondeurs d’eau disponibles en période de basses eaux, moins en aval d’Ancenis ou l’influence de la marée augmente la profondeur d’eau a marée montante. Quand l’échelle de Montjean-sur-Loire affiche +3,50 mètres, correspondant aux Plus Hautes Eaux Navigables (PHEN), la navigation de plaisance est interdite.